6. Michel Grenier, Dhyani Ywahoo et les enfants

Publié le par Les amis de l'écovillage

Dans ses enquêtes pour trouver des sujets pour salir la réputation d’Aigle Bleu, M. Grenier a rencontré Mme Dhyani Ywahoo au Vermont en avril 2007.

Voici ce que raconte Aigle Bleu à ce sujet: «J’ai quitté l’organisation de cette dame, la Sunray Meditation Society, après y avoir étudié pendant 25 ans dont vingt en service actif comme enseignant de l’association. J’étais en fait parti pour réfléchir à mon implication dans cette organisation. C’est à cette époque que, sur l’impulsion de Mme Ywahoo, le conseil de la Sunray Meditation Society a décidé de mettre fin à notre association. Cette décision a été prise suite à une colère que Mme Ywahoo m’avait exprimée lors de la remise de ma contribution annuelle.

Sachez que, pendant les années où j’ai enseigné les traditions de la lignée Ywahoo, cette dame exigeait que je lui verse 20% de tout ce que je gagnais en tant qu’enseignant. Cela  faisait une jolie somme de plusieurs milliers de dollars US que je lui remettais, et j’étais heureux de le faire, en décembre de chaque année pour qu’elle passe de belles fêtes.

La dernière fois que je lui ai remis le montant convenu, elle m’a fait une colère qui m’amena à me poser de sérieuses questions. En effet, j’avais tenté, depuis des mois et sans succès, de négocier avec elle la production d’un CD de la  «méditation de base», la pratique de base de la lignée Ywahoo en français pour mes étudiants francophones. 

Les sommes qu’elle demandait et la comptabilité vraiment compliquée qu’elle exigeait rendaient ce projet impossible à réaliser. Je n’avais jamais pensé rencontrer de tels problèmes. J’avais cependant, entre-temps, enregistré une nouvelle version que j’avais soumise à Mme Ywahoo dans l’attente d’une entente de production avec elle.  Elle ne repondait pas à mes nombreuses communications à ce sujet.

J’ai alors appelé la personne qui avait fait le premier enregistrement, une cassette qui n’était cependant plus d’actualité avec l’évolution des enseignements de Mme Ywahoo. Celle-ci me confia qu’elle avait travaillé pendant trois ans d’arrache-pied avant d’obtenir la permission d’enregistrer et, encore, avec des contraintes majeures. Celle qui a réalisé le premier enregistrement des paroles en français de la méditationt était une enseignante avancée qui ne fait aujourd’hui plus partie de l’organisation car, malgré son amour des enseignements, elle trouve que l’esprit de communauté qui devrait être présent dans une telle organisation est rendu inexistant.

Juste avant mon départ pour une tournée d’enseignements en Europe, j’appelle Mme Ywahoo pour lui demander de pouvoir amener l’ancienne version de la méditation sur cassette. J’obtiens son accord. À la dernière minute, cependant, je ne trouve plus la copie master de l’ancienne version française réalisée par la personne mentionné précédemment.  

La nouvelle version (la mienne) étant disponible. J'ai alors décidé d’en faire une vingtaine de copies et de remettre l’ensemble des recettes à Mme Ywahoo afin que mes étudiants puissent avoir cet outil pour pratiquer en attendant de finaliser nos ententes.


C’est en revenant de ce voyage, lors de ma rencontre avec elle, pour lui remettre mon pourcentage de revenus, que Dhyani Ywahoo me fait une colère qui était, pour moi, incompréhensible. Elle m’accusait de vol de droits intellectuels pour la copie de vingt CD pour lesquels elle recevait tout l’argent.

J’ai décidé de prendre une année sabbatique pour réfléchir à tout cela. J’ai été remercié de cette organisation sans autre communication que deux lettres m’informant que je pouvais encore faire partie de la communauté mais que je ne pouvais ni enseigner ni célébrer aucun des enseignements de Sunray. Point final, après vingt ans de loyaux services.

Je sais que Mme Ywahoo a agi de même avec plusieurs autres personnes, même des membres de sa famille. Les enseignements de la Sunray Meditation Society sont parmi les plus complets et élevés de tous les enseignements du monde amérindien. Cependant, l’organisation et la manière dictatoriale et hautaine dont ils sont transmis m’ont toujours fait réfléchir. Je suis heureux d’avoir quitté l’organisation mais peiné de la manière dont cela s’est fait».

Ainsi, lorsque M. Grenier rend visite à Mme Ywahoo, elle lui dit qu’Aigle Bleu n’enseigne plus pour Sunray et qu’il ne doit pas être laissé seul avec des enfants. Elle fait référence ici à deux choses :


1. une règle d’éthique de la Sunray Meditation Society qui oblige chaque pasteur à toujours avoir une autre personne présente lorsqu’il offre des services spirituels à des mineurs ;


2. une communication de la sœur d’Aigle Bleu.


Voici ce que raconte Aigle Bleu à ce sujet : «Mme Ywahoo m’a dit qu’elle avait parlé avec ma sœur avec qui j’avais eu un différend. Sa fille (ma nièce) et son amie, des adolescentes, étaient venues avec deux autres enfants que je devais garder pendant une semaine. Je leur avais demandé de m’aider en prenant la responsabilité de faire les repas. Elles n’avaient pas aimé avoir à faire ce travail et s’en étaient plaintes à ma sœur qui avait trouvé qu’elles étaient trop jeunes pour assumer de telles responsabilités. Ma sœur en avait parlé avec Mme Ywahoo en lui disant que je ne savais pas faire la différence entre des adultes et des enfants.


M. Grenier en a fait une toute autre interprétation : il s’est emparé de ces faits pour dire que j’étais un pédophile.

J’ai aussitôt appelé Mme Ywahoo. Lorsqu’elle a entendu comment M. Grenier avait interprété et diffusait ce qu’elle lui avait dit, elle en a eu la nausée. Mme Ywahoo a alors immédiatement cessé toute communication avec M. Grenier et sa compagne. Elle a tout de suite écrit une lettre de rétractation publique avec une autre lettre qui m’était personnellement destinée. (Une copie de cette lettre publique sera envoyée à tous ceux qui en feront la demande.) 

M. Grenier a dit qu’elle avait écrit cette lettre sous la menace. C’est faux. La réalité est que j’ai craint que Mme Ywahoo veuille nuire à ma réputation. Mon succès dans l’enseignement la rendait apparemment insécure et je ne suis pas le seul dans cette organisation à avoir remarqué cela.

Je voulais écrire à Mme Ywahoo pour désamorcer cela mais je ne l’ai pas fait. Une partie de moi se refusait à croire qu’une personne d’un si haut niveau spirituel pourrait faire une telle chose.


C’est sous le coup de la douleur, de la peine et de l’immense chagrin occasionné par tous ces deuils - soit la terminaison de vingt ans de travail professionnel, la séparation avec la fraternité des pasteurs de la Sunray Meditation Society, la destruction de l’écovillage et les multiples attaques à ma réputation par M Grenier - , que j’ai finalement écrit cette lettre, suite à sa rétractation. J’ai écrit à Mme Ywahoo que, si jamais elle disait à nouveau des choses qui pouvaient me nuire, je pourrais effectivement révéler beaucoup de choses au sujet de son organisation qui pourrait nuire à sa réputation en détaillant ces faits. Par la suite, lorsqu’il y a eu matière à faire une réalité de ces menaces, je me suis aperçu que jamais je ne pourrais salir la réputation de cette femme parce que j’ai trop de respect pour ce qu’elle m’a enseigné : elle fait partie de ma famille. 

Cette lettre écrite de ma main s’est retrouvée entre les mains de M. Grenier qui l’a publiée sur Internet sans autorisation. Jamais personne n’aurait dû avoir accès à cette lettre. La preuve a été faite ensuite que cette lettre a été volée sur Internet par M. Grenier.»

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Témoignage de Myette Bourgault, soeur de Luc Bourgault :


C’est impressionnant comme on peut faire croire à une tempête dans un verre d’eau.


C’est vrai qu’une des fois où j’ai laissé mon fils, ma fille et une amie de ma fille avec mon frère Luc, celui-ci,  considérant que chacun doit faire sa part, confia aux deux grandes la tâche de s’occuper de plusieurs des repas. Mon fils et la fille de Luc, étant plus jeunes, se virent confier celle de laver la vaisselle. Les jeunes filles n’étant pas habituées à ce travail, qui était habituellement assumé par les adultes de leur entourage, ont trouvé ça bien plate à faire. C’est aussi vrai que, lors d’une conversation privée avec Mme Ywahoo, j’ai mentionné que Luc en avait demandé gros à des enfants en vacances. Il fait les choses à sa manière mais je suis assurée quant à  la sécurité et l’intégrité des jeunes. Si je confie mes enfants à Luc, c’est que je lui fais confiance.


Par ailleurs, j'ai bien questionné les enfants sur le déroulement de leur séjour et, en aucun cas, il  n'a été question de maltraitance sous quel forme que ce soit.

 
Je connais Luc depuis 43 ans. Je peux dire qu’il est d’une grande générosité. Plus d’une fois il m’a aidée, notamment  en contribuant à des cours de musique, de théâtre et de cirque pour mes enfants. De plus, je peux témoigner qu’il est un excellent soignant. Ayant personnellement eu plusieurs problèmes de santé, il m’a offert de son temps pour faire de la recherche sur mes malaises et mieux me conseiller. Il m’a appris plein de choses sur le fonctionnement de l’énergie vitale. Il m’a donné des livres sur la santé et l’alimentation ainsi que plusieurs produits naturels  et ce, sans jamais rien demander en retour. Si j’ai une meilleure santé aujourd’hui c’est en grande partie grâce à ses enseignements sur la santé.
 
Je lui suis très reconnaissante pour tout ce qu’il fait pour moi et ma famille, même si je ne partage pas nécessairement toutes ses visions spirituelles; je pense que c’est un homme fondamentalement bon qui travaille sincèrement pour la paix dans le monde. Nous sommes dans un pays libre où tous ont droit à leur mode de vie et à leurs croyances.
 
Myette Bourgault, Trois-Rivières, QC

 

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Kali 24/12/2008 09:57

Les mésententes après une longue période de collaborations sont aussi, hélas, un classique du genre dans les relations professionnelles. Je vous souhaite à tous de passer de bonnes fètes avec les gens que vous aimez, om namah shivaya